SUR LE TERRAIN

Les recherches théoriques de l’UMR sont adossées à quatre missions de fouilles à l’étranger, financées par le Ministère des affaires étrangères en Asie, en Amérique et en Afrique. Par ailleurs, les chercheurs de l’UMR sont impliqués sur le terrain dans de nombreux endroits du monde comme le montre la carte ci-dessous.

Travaux archéologiques sur du Paléolithique très très ancien…

Site de fouille au Kenya, 2016
© MPK / WTAP

Prise de vue d'objets sur le terrain de fouille au Kenya © MPK/WTAP
Dans le desert d'Atacama, des amas de pierres travaillées, un site archéologique !

PICS NéoDésert Chili, 2016
© Isabelle Sidéra

Amas de pierres © Isabelle Sidéra
De dangereuses découvertes parfois !

Site de fouille au Kenya, 2016
© MPK / WTAP

Amas d'os © Pixabay

Les missions sur le terrain

Les travaux de terrain menés par les membres du laboratoire concernent les cinq continents

Les fouilles archéologiques prennent place au sein de deux missions dans le Sud-Est asiatique, l’une en Thaïlande et l’autre au Myanmar, une mission en Alaska et une en Afrique.
Les campagnes de fouilles et de prospections sont programmées chaque année, auxquelles les doctorants et les post-doctorants du laboratoire sont pleinement intégrés. Les résultats de ces fouilles sont consultables au travers des rapports remis au Ministère des Affaires Étrangères. Ils font aussi régulièrement l’objet de publications dans des revues et des ouvrages scientifiques.
Les membres du laboratoire effectuent également des expertises ou des études sur le terrain relatives au mobilier archéologique, chacun selon sa spécialité.

MYANMAR
Mission archéologique française du Ministère
des Affaires Étrangères

La mission dArchéologie Française au Myanmar est une coopération
scientifique bilatérale entre le Centre National Français pour la recherche scientifique
et le Ministère des Affaires et de la Culture Religieuse de Myanmar

La mission archéologique française au Myanmar, établie en 2001, est la plus vieille coopération scientifique entre le CNRS et le Ministère des Affaires Religieuses et Culturelles du Myanmar. Les recherches ont permis de documenter la plupart des occupations de la préhistoire récente connues dans le pays. Citons, par exemple, les cimetières de lâge du fer dans la vallée de Samon au sud de Mandalay ou, plus récemment fouillés, les sites du Néolithique et de l’Âge du bronze de Nyaunggan / Oakaie au nord de Monywa. Actuellement, nous effectuons une fouille sur la cité de Pyu de Halin au nord de Mandalay, site répertorié à lUNESCO. Le retard de l’archéologie au Myanmar nous ont conduit à fournir un travail d’élaboration chrono-culturelle qui couvre une séquence de deux millénaires, depuis les débuts du Néolithique (IIe millénaire av. J.-C.) à l’Âge du fer récent (formation de lÉtat du Pyu : 1ers siècles ap. J.-C.). Le programme des recherches menées sur le terrain est une combinaison entre une surveillance intensive, des fouilles des cimetières, d’habitats et de sites industriels dans la partie centrale du Myanmar, près de la jonction des rivières de Chindwin et dIrrawaddy.

L’équipe comporte des chercheurs et des étudiants de Master et de Doctorat spécialisés en anthropologie biologique, ADN ancien, alimentation et régime alimentaire, déplacement de population et migration, archaeobotanique, zooarchaeologie, céramique, lithique, verre et métal. Notre axe théorique de travail concerne la technologie et la culture matérielle telles qu’elles sont développées dans l’École française. Ceci nous permet de caractériser et d’interpréter l’évolution des populations du passé et leurs interactions avec le millieu par l’étude détaillée des productions, des échanges et de l’utilisation d’objets communs ou exotiques.

La mission est financée par le Ministère des Affaires Étrangères français et du développement international français.
Les
institutions partenaires incluent l‘Université de Dagon (Myanmar), lUniversité de Houston (ÉtatsUnis), l’Université College London (Grande-Bretagne), lUCL Qatar (Qatar), lUniversité Nationale Australienne (Australie), l’Université College Dublin (République dIrlande) et lUniversité dOtago (NouvelleZélande).

Logo Mission Myanmar
RESPONSABLE DU PROJET
Oliver Pryce, UMR 7055 Préhistoire et Technologie
oliver.pryce@mae.u-paris10.fr
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PÉNINSULE THAÏE-MALAISE
Mission archéologique française du Ministère
des Affaires Étrangères

La mission archéologique franco-thaïe en péninsule Thaïe-Malaise est une collaboration
entre le CNRS, Silpakorn University (Bangkok) et le Fine Arts Department

Elle s’attache à reconstituer l’évolution des paysages politiques, économiques et sociaux des populations présentes en péninsule ainsi que leur environnement en relation avec les échanges hauturiers. Elle vise à déterminer dans quelle mesure cette région où se rencontrent les populations et les réseaux de l’est de l’Océan Indien et de la Mer de Chine a été un champ d’expérimentation de processus culturels hybrides et quels sont les modèles qu’elle a essaimés dans ces deux bassins maritimes.

La période concernée part du Néolithique et s’étend jusqu’au début de la période historique (1er millénaire BCE – 1er millénaire CE). Notre approche inclue l’étude des populations côtières urbaines, mais aussi celles des collecteurs forestiers de l’intérieur des terres et les populations dites aquatiques.

La mission a aussi développé un pan patrimonial qui associe archéologie, ethnologie (dont ethnobotanique) et muséologie et donne lieu à des collaborations entre diverses institutions européennes (CNRS, IRD, Muséum d’Histoire Naturelle, UCL) et Thaïlandaises (National Science Museum, National Reseach Council of Thailand). Les études anthropologiques menées prolongent les recherches historiques de la mission et devraient permettre de caractériser d’éventuelles permanences régionales.

Logo KSK Mission Thaï
RESPONSABLE DU PROJET
Bérénice BELLINA, UMR 7055 Préhistoire et Technologie
berenice.bellina@cnrs.fr

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ALASKA
Mission archéologique française du Ministère
des Affaires Étrangères

Des recherches qui s’intéressent au premier peuplement de l’Amérique et pistent
le chemin des hommes du Paléolithique, de la Sibérie à l’Alaska

Depuis sa création en 2013, la mission archéologique française en Alaska (mafAK) que je dirige, sous la tutelle du Ministère des Affaires étrangères (MAEDI), explore la Préhistoire de la région intérieure de l’Alaska, au cœur de la forêt boréale. Les thématiques abordées par la mission sont des problématiques récurrentes de la Préhistoire ancienne et récente de l’Alaska, tel que le peuplement préhistorique du Nouveau Monde, l’occupation du territoire par les groupes nomades et semi-nomades, les modes de subsistance des chasseurs-cueilleurs, les modalités d’adaptation aux différents écosystèmes et l’évolution technologique de la culture matérielle.

Depuis 2016, la mafAK fouille le site préhistorique de Little Panguingue Creek en co-direction avec le Center for the Study of the First Americans (CSFA) de l’Université Texas A&M. Le site de Little Panguingue Creek (HEA-038) est localisé dans la vallée de la Nénana, à proximité du village de Healy dans la région intérieure de l’Alaska et se situe à environ 7 km au nord-ouest du fameux site de Dry Creek.

RESPONSABLE DU PROJET
Yan Axel GÓMEZ COUTOULY, UMR 7055 Préhistoire et Technologie
yanaxel@northpacificprehistory.com
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MISSION PRÉHISTORIQUE AU KÉNYA (MPK)
Mission archéologique française
du Ministère des Affaires Étrangères

Fondé par Hélène Roche en 1994 et dirigé par Sonia Harmand depuis 2012,
le West Turkana Archaeological Project (WTAP) est un programme joint des Musées Nationaux du Kenya
(National Museums of  Kenya, NMK) et de la Mission Préhistorique au Kenya (MPK, MAEDI)

Il s’agit d’un projet pluridisciplinaire dédié à l’exploration et l’exploitation archéologique de la Formation de Nachukui, une séquence plio-pléistocène de 730 mètres d’épaisseur cumulée située sur la rive occidentale du lac Turkana, au nord du Kenya. Les travaux menés depuis le milieu des années 1990 par le WTAP ont permis de mettre au jour un large éventail de sites archéologiques documentant une très longue période chronologique s’étendant de 3,3 millions d’années (Ma) (avec le site de Lomekwi 3) jusqu’à 700 000 ans. Depuis 1994, la MPK reçoit le soutien financier du Ministère Français des Affaires Étrangères (DGM/ATT/RECH, Pôle SHS). La MPK est également soutenue par : INTM Indigo, Total Kenya, The Leakey Foundation, The National Geographic Society et l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).

Le Turkana occidental constitue donc un terrain de recherche unique pour la connaissance des premiers homininés et de leurs activités techniques. Nos recherches sont également dédiées à la compréhension des relations entre évolution environnementale et évolution faunique (incluant l’évolution des homininés) dans le cadre de l’étude de nos sites archéologiques. Le rôle central joué par cette région pour la Préhistoire très ancienne n’a cessé de se confirmer, découvertes après découvertes, et a pour conséquence de placer la Formation de Nachukui au cœur des scénarios relatifs à l’évolution humaine et aux conditions d’émergence des premières capacités techniques.

 

Logo West Turkana Archaeological Project
RESPONSABLE DU PROJET
Sonia HARMAND-LEWIS
sonia.harmand@mae.u-paris10.fr
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CAMEROUN
Mission archéologique française du Ministère
des Affaires Étrangères

Dynamique de peuplement dans les marges orientales de l’Adamaoua

Lorsque nous avons élargi en 2005 nos travaux sur la néolithisation, l’apparition et le développement de la métallurgie du fer à toute l’extrémité orientale de l’Adamaoua, l’identification des communautés de la préhistoire récente à partir des ensembles culturels est devenue un sujet essentiel pour l’ensemble de l’équipe de la mission archéologique de Djohong au Cameroun. Pour comprendre la « dynamique de peuplement dans les marges est de l’Adamaoua », la démarche, pluridisciplinaire, suppose la poursuite des fouilles, l’étude des vestiges archéologiques, des analyses métallographiques, pétrographiques et micromorphologiques, des datations radiocarbone, l’identification des ossements animaux et des macros-restes végétaux. La confrontation des données archéologiques et paléoenvironnementales, des observations ethnologiques avec les traditions historiques, approfondira le regard sur les mouvements des communautés à travers le temps et l’espace. L’objectif principal vise à élargir les bases de données archéologiques à des périodes beaucoup plus récentes pour envisager dans une perspective dynamique la formation des entités culturelles régionales depuis les phases du Late Stone Age (Lsa), du Néolithique et de l’âge du Fer. C’est dans cette perspective que s’inscrit le programme de Djohong, qui intègre des problématiques engagées depuis plusieurs années au sein de l’Umr 7055 du CNRS / Université de Paris Nanterre, en collaboration avec d’autres laboratoires et institutions comme l’Institut de recherche et de développement (IRD) ainsi que le département d’archéologie et gestion du patrimoine de l’Université de Yaoundé-1 (Cameroun).

Les campagnes préliminaires de prospection qui ont débuté dans la région en 2005 ont été appuyées par une série de sondages systématiques menés sous la responsabilité du département d’archéologie et gestion du patrimoine de l’université de Yaoundé-1. Ce projet collectif a entraîné la découverte de huit sites – un monument mégalithique, un gisement du Paléolithique moyen ainsi que sept habitats dont un important village subactuel (ancien Zhong) d’environ trois hectares de superficie. La même équipe, qui a poursuivi les prospections jusqu’en 2009, a découvert encore sept autres sites dont un abri-sous-roche et des structures de réduction du minerai du fer qui s’échelonnent du Néolithique ancien au premier âge du Fer. Les fouilles ont commencé en juin 2006 sur les deux plus grands sites de culture bédobo, Mpàà et Zhong, qui présentent des niveaux d’occupation complémentaires sur le plan chronologique et sur celui des vestiges.

Etienne Zangato observant des objets
RESPONSABLE DU PROJET
Étienne ZANGATO, UMR 7055 Préhistoire et Technologie
etienne.zangato@mae.u-paris10.fr
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